Kungsleden #4 : Jour 3, le mauvais temps aura-t-il raison de nous?

C’est reparti. On démonte le campement une nouvelle fois ! Troisième jour de marche ! En avant toute !

Mardi 12 Septembre 2017 : D’Alesjaurestugorna à Salkastugorna

Tout devient une routine, l’eau pour le petit déjeuner, ranger ses affaires, démonter la tente, refaire son sac. Adieu petit lac paisible. La pluie pointe le bout de son nez assez rapidement. La boue, elle aussi, est bien présente. Il faut vraiment chercher son chemin pour trouver un espace où poser son pied sans s’enfoncer. En une petite demi heure nous voilà arriver au refuge d’Alesjaurestugorna. Pause pipi pour tout le monde (et oui, on profite des infrastructures quand même !). Dans ce refuge, vous trouverez une boutique, attention cependant, quand on dit boutique c’est vraiment le stricte minimum. C’est très petit et il n’y a quasiment rien. Quelques lyophilisés (et encore je ne suis pas certaine). Quelques conserves, quelques pansements mais si vous avez vraiment besoin de quelque chose de spécifique, ce ne sera pas ici.

 

Et puis nous retournons affronter la boue. Nous descendons dans une vallée, pour suivre le cours d’eau. Les pieds dans la boue et les marais. Douze kilomètres nous séparent du refuge suivant. Cela parait long, surtout que la progression n’est pas toujours simple. Le vent souffle encore et bientôt la pluie se fait vraiment embêtante. Des cours d’eau à traverser, mais en sautant de pierre en pierre. Oui, parce qu’avancer avec un sac de plus de 10 kilos, on ne saute pas, on se jette sur la pierre en espérant retomber dessus…

 

Les éléments se déchainent encore un peu plus, une longue montée est entamée. Il est là pourtant le refuge! On pourrait le toucher du doigt, et pourtant ça parait interminable. Et puis, oh surprise, il est là ! Au bout de la côte et du pont… Et avec un thé chaud !! Offert à l’arrivée par la gérante, ça, ça réchauffe le coeur et surtout les mains… Un superbe cadeau… Un vrai réconfort ! Deuxième réconfort, le choix de manger à l’intérieur, pour 100 Kr chacun, un peu de répit avant de retourner au grain air !  Mais surtout, une salle pour faire sécher ses affaires, une pièce chauffer pour manger… Rien de tel après le froid de la pluie et le vent à décorner les boeufs. Après ce moment revigorant, il est temps de repartir en direction de Salka. Nous montons le camps vers 18h30, sous les nuages menaçants, la brume et le vent naissant. Première soirée chacun dans sa tente pour cause de mauvais temps. On doit être à une heure environ du refuge de Salka.

PS : c’est sur cette étape que je me suis tordue la cheville… pas trop mal jusqu’à la fin de l’étape mais mal pendant la nuit… Une amie s’est également blessée au tendon d’Achille. Petite leçon : ne pas sous estimer les petits bobos, parce que ça peut devenir très gênant notamment pendant un trek où il n’est pas possible de faire demi-tour !!

2 Comments

  1. LD
    December 18, 2017

    Il faut voir le bon côté des choses, la boue, c’est bon pour la peau !
    Et puis, y aurait-il de telles couleurs et une telle végétation sans la pluie ?
    Mais les efforts accomplis semblent récompensés par les magnifiques paysages que vous avez découvert.

    Reply
    1. Anaïs & Xavier
      December 18, 2017

      Vous avez les images mais pas l’odeur :p
      Mais c’est vrai qu’à cette saison les couleurs sont magnifiques

      Reply

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